Mines RDC : " Le scandale 40/1 " ! Où sont passés les millions de dollars que les miniers doivent aux Communautés ?
Le secteur minier en République Démocratique du Congo est en pleine crise de crédibilité. Et cette fois, ce ne sont pas des ONG (Fondation carter, Global witness, le Congo n'est pas à vendre, etc... ou des activistes de la LUCHA qui le disent, mais les institutions congolaises elles-mêmes. L'aveu public de l'échec est officiel.
La bombe : 40 contrats RSE pour 1 Seul projet réalisé
L'information qui secoue le pays et choque le monde est venue de Lubumbashi en septembre 2025. Lors d'un atelier de haut niveau organisé par la Chambre des Mines (FEC), en partenariat avec l'ITIE-RDC, les chiffres de l'échec de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) ont été dévoilés :
Au Haut-Katanga, sur 40 Cahiers des Charges (les fameux contrats sociaux entre les miniers et les communautés) qui ont été officiellement approuvés, un seul fonctionne réellement.
Plus largement, les rapports montrent que sur 892 projets RSE prévus sur les dernières années, seuls 250 ont été réalisés intégralement.
Pour le citoyen lambda, cela se traduit ainsi : les écoles, les centres de santé, les routes qui devaient être construites avec l'argent du cuivre et du cobalt sont, dans une proportion ahurissante de 97,5%, des mirages. L'argent est censé être là, mais il n'arrive pas au terrain.
Le "contrat social sacré" bafoué !
La loi congolaise est pourtant claire : la Dotation de 0,3% du Chiffre d’Affaires minier est une obligation pour les entreprises. Le Ministre d’État en charge du Plan, Guylain Nyembo Bwizya, a même qualifié cette dotation de « contrat social sacré ».
Alors, si l'engagement est sacré et l'argent prévu, pourquoi ce blocage massif qui laisse 39 communautés sur 40 dans le dénuement ?
La Chambre des Mines, par la voix de son Président, M. Kasongo Bin Nassor, a été transparente. Elle a désigné les trois défis majeurs qui paralysent le secteur :
1. La mauvaise gestion et la non-transparence des fonds RSE.
2. Le fait que les Cahiers des Charges ne sont que de simples formalités administratives, sans mécanisme de suivi efficace.
3. L'envahissement illégal des sites miniers, qu'elle décrit elle-même comme le symptôme du désespoir populaire et de la crise de gouvernance.
C'est limpide : les entreprises qui respectent la loi se retrouvent dans le même sac que les fraudeurs, car le système administratif congolais ne permet pas de faire la différence.
Le défi : Identifier le vrai bloqueur
Aujourd'hui, l'heure n'est plus à l'accusation générale des Majors. La vraie question est : Qui, au sein de l'appareil d'État congolais (CAMI, Administration Provinciale), instrumentalise le chaos et bloque l'exécution des 39 contrats qui pourraient pacifier et développer les communautés ?
Pour les entreprises, la communication institutionnelle seule ne fonctionne plus. Face à ces chiffres officiels, le seul moyen de gagner la bataille de la crédibilité est d'apporter la preuve irréfutable de leurs actions.
Le temps des belles promesses est terminé. La société civile et les médias (Sinzili en premier) exigent désormais la vérité sur ces millions de dollars disparus entre la mine et la communauté.
Dossier à suivre...
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